Pavlina Boroshova, dite PAVLINA, est née dans cette partie de l’ancienne Tchécoslovaquie, aujourd’hui devenue République tchèque.
Sa mère, allemande, et son père, slovaque, ont des origines sociales et culturelles très contrastées. Pavlina a deux ans quand ils choisissent de tout quitter. Ils s’installent avec leurs deux filles près du Lac de Constance. Elle y passe toute son enfance, ainsi imprégnée de cultures différentes, l’une germanique, l’autre slave. Très tôt, elle est confrontée à l’état mélancolique de son père et à sa fin tragique en 1989.
Après son baccalauréat, Pavlina éprouve le besoin irrésistible d’assouvir son goût d’horizons différents. C’est ainsi qu’elle décide, à dix-huit ans, d’abandonner sa terre d’adoption pour vivre une année à Hawaii.
A partir de 1986, elle étudie le français à la Sorbonne et rencontre à Paris un artiste de renom, Gérard Di-Maccio, chef de file du Mouvement Visionnaire en France, dont elle sera l’élève puis l’assistante. Ils créent à Paris ainsi qu’au Château des Palays, dans le Lot-et-Garonne. Des cours de dessin à l’Académie de la Grande Chaumière complètent sa formation artistique. Elle accomplit des voyages d’étude au Canada, puis à Taïwan et au Japon.
Pavlina revient en Allemagne en 1992, où elle présente une vaste exposition personnelle dans une galerie de la région du lac de Constance. Deux ans plus tard paraît une première publication consacrée à sa peinture. Une centaine d'expositions éclairent son parcours, à la fois en France, en Allemagne, Suisse, Belgique, Italie, Hollande, en Inde et au Brésil. Osaka et Miami accueillent également ses oeuvres.
Depuis 1999, elle ancre son atelier à Lausanne puis à Montreux. La critique apprécie son « univers de visages mystérieux dans le monde magique du subconscient » (L’Extension, Genève). La presse française salue « ses glacis merveilleusement superposés comme autant d’écorces pour ces portraits à la recherche des êtres » (Ouest-France). Le Républicain Lorrain note : « De l’une à l’autre de ses toiles, on vibre de ce vertige qui nous exhorte, dans la douceur, à chercher nos origines et leur au-delà, à creuser, à déceler ce qui recouvre les apparences, à découvrir toutes nos singularités. »
Pour l’ensemble de son oeuvre, Pavlina reçoit à Paris, en 2005, le Prix européen francophone des Arts Léopold Sédar Senghor. Cette même année voit une première rétrospective au Nouveau Musée du Château Salem en Allemagne. En 2007, son tableau « La Femme-Christ » est exposé et primé par la Société Nationale des Beaux-Arts de France au Carrousel du Louvre. Deux livres d'art sont dédiés aux 20 années d'engagement artistique et humaniste de Pavlina.